Et je me demande...
Car c'est comme ça que tout commence, l'incertitude, le doute, les fans qui pleurent mon départ si précipité...
Précipité ? Pourquoi ? Excellente question mon brave Milou.
Ces couillons chez qui j'ai pris mes billets n'ont pas pris la peine de me prendre une escale assez longue pour pouvoir attraper mon deuxième vol vers Pékin. Oui oui ils sont très cons. J'ai dû prendre un vol bien plus tôt pour anticiper ce désastre, alors me voilà à Dublin avec 16h à attendre.
Je suis un expert du Terminal 1 et 2 de cet aéroport froid et arrogant, il me nargue. Les gens sont sympas n'empêche j'ai eu des conversations avec pas moins de 5 Irlandais(es).x.eux ! C'est fou comme il y a beaucoup de roux ici olala il y en a tout plein !
Il est 3h45 du matin, mon vol est à midi et je bois de la volvic fraise trop sucrée que je dilue à l'eau fraîche. Elle est drôlement arrogante cette eau d'ailleurs, elle me nargue elle aussi, il faudrait que je la supprime habilement. Quoiqu'il en soit je dois rester éveillé car Jules ne dort pas dans les aéroports, c'est un principe, c'est une qualité, c'est un Jules.
Alors je rêve à de belles choses en mangeant les sandwich terrine-cornichons que Papa m'a fait gentiment au foyer, peu de temps avant que je quittâsse les miens.
Des adieux déchirants c'est le cas de le dire ! Le premier a été pour mes oies laquées, Sandy et Cahuète, qui m'ont ô combien gâté avec de la bonne lecture et des arachides à la Sichuan ! Comble de la surprise, une chasse au trésor m'attend là-bas ! Non dépourvues de malice, nos deux chipies semèrent il y a quelques semaines des mots que je dois m'en aller quérir dans des lieux improbables, l'un d'eux se situe même entre les mains d'une chanteuse que je dois rencontrer. Si ça c'est pas de l'amour, j'en mange mon couvre-chef !
Peu après mon tatouage commun de départ avec Clara Colin Saidani, j'ai dit au revoir à mon frère Victor à la maison puis j'ai fait ma valise et direction l'aéroport avec Freddy et Didinourse où Clara (Pippa) nous a rejoint car pour elle, mon départ était, est et sera insupportable. Elle a beaucoup pleuré, surtout quand je lui ai filé une de mes dents de sagesse en souvenirs. Elle chérira cette dent qui a beaucoup mâché dans ma cavité buccale. Elle en a vu passer cette dent !!! Pâté, saucisson, fromage, samossas, gerbe des tardives soirées ou des tôts matins. Clara qui ne supportait pas un éloignement de ma personne supérieur à 72 heures, je ne peux imaginer sa peine. Et je repense à nos derniers jours, alors qu'elle réalisait mes derniers souhaits avec une efficacité doublé d'une célérité surhumaine, je voyais alors le temps filer avec une terrible appréhension tant nous nous aimons, aimions aimerons.
Je célèbre cet épisode pilote avec cette prose qui n'en est pas :
Irlande Irlande tu es toute grise !
Irlande Irlande comment faire ?
Irlande Irlande que de surprises !
Quand tu te tapes un Leprechaun tu guéris du cancer.
J'ai écrit tout ça pendant qu'une dame se changeait intégralement à un mètre de moi, l'aventure milou l'aventure !